NAGE DE LÉTHÉ

 

 

Par un pâle abandon, la lumière peut jaillir.
Ventre au désir, petits soupirs
L’eau semble troublée mais n’est qu’espace de clarté. Par chance, tout au profond n’est pas imprégné.

Voilà j’expire, virginité
Dans les interstices, on échappe aux souvenirs,
Et par cette inertie, l’esprit n’est plus serré.

 

Espace poli, tombe à pic,
Les roulis, la rythmique,
un renouveau, un bon coup de trique.

 

A bonne allure, tout se mêle belle envergure.

Une bavure, disparition et projection.

Quand l’idée se réveille, place au singulier

Il est bon de rêver, d’imaginer

Et lorsque l’on comprend que ces absences,

En réalité ne sont en rien des carences

Alors la création vient s’ajuster.

 

Ne me... toi ma. Toi qui,
Même si...
Et voici que. 

Nage de Léthé

vidéo, 3’03 minutes, 2014 

 

© Tous droits réservés à Angèle Largy - 2019